Glissements sémantiques

Ce matin au boulot, les collègues présentes avec nous se sont beaucoup amusées d’une phrase de mon adjointe à mon adresse :
« Faut que tu viennes dans le vestiaire avec moi, j’ai besoin d’un grand pour me prendre »
C’est sûr que présenté comme ça, ça peut prêter à confusion. Mais ça faisait partie d’une explication plus longue et le sens n’était (hélas ?) pas celui que laisse entendre l’extrait en question.
Comme quoi, citer des propos tronqués hors de leur contexte peut aisément leur donner un sens très différent de leur sens initial.
Tout rapport avec une certaine actualité dans le domaine de la politique-poubelle n’est peut-être pas entièrement fortuit.

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Aube ou crépuscule ?

Avis aux amateurs : la gamme Earthdawn version Mongoose est actuellement vendue à prix cassés sur le site de l’éditeur, jusqu’à épuisement des stocks.

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Patron voyou

Depuis le premier janvier, notre système d’enregistrement du temps de travail, pourtant parfaitement au point, a été remplacé par une pointeuse informatique ; pointeuse que nous devions tester à la fin de l’année dernière afin d’en faire remonter les problèmes au siège, le cas échéant.
Lorsque nous nous étions penchés dessus, mon adjointe et moi-même, nous avions constaté avec satisfaction que le temps de vestiaire n’était pas compris dans le temps de travail effectif totalisé par la pointeuse, ce qui levait le principal problème que cette dernière posait. Dès lors, nous n’avions aucune raison de ne pas accepter de nous en servir, et nous avons donc commencé dès lundi matin très tôt.
Tout fonctionnait très bien… mais ça n’aura duré que deux jours. Car tout à l’heure, l’un de mes subordonnés a découvert que la pointeuse nous demandait désormais de faire une amplitude horaire incluant le temps de vestiaire ; modification qui a été faite par la direction à l’insu des agents.
Ce sont des méthodes lamentables et je me suis fendu d’un courriel assez courroucé à l’égard de mon chef, employant entre autres l’expression qui sert de titre à ce billet.
Demain, nous allons nous concerter avec les autres sites « déconcentrés » et décider d’une conduite à tenir. Je pense que le climat social, jusqu’à présent paisible malgré nos problèmes récurrents d’effectif, va devenir chaud, voire torride. Et tout ça, à cause d’une connerie de la direction, qui se cramponne au respect d’une note de service qui a déjà prouvé sur d’autres points qu’elle était inadaptée au terrain. Ah c’est sûr, ils vont être dans les clous, règlementairement parlant. Mais on en oublie vraiment de plus en plus qu’il s’agit de gérer des personnes, et non des pions.
Décidément, je ne suis pas fait pour les méthodes modernes de manadjmént

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Le planning n’est pas très folichon

Un aperçu plus ou moins publicitaire des parutions prévues pour GURPS cette année a été publié hier. il ne contient rien qui m’enchante, et aucune référence à la moindre publication « en dur ».
Je crois qu’encore une fois, et malgré le prix prohibitif des bouquins pour Rikki-Tikki-Traveller, mes dépenses JdR cette année seront plus élevées pour des vieilleries sur lesquelles je parviens enfin à mettre la main qu’en ce qui concerne les nouvelles parutions.

(au passage, Tonton Alias nous annonce de son côté deux parutions pour Tigres Volants : une compilation des trois volumes de la bibliothèque tachyonique (je les ai déjà, faut juste que j’arrive à trouver le temps de les lire ; donc je vais faire l’impasse, à moins qu’il n’y ait du matos inédit en plus dans le recueil) ; et la fameuse campagne lupanar dont une première version a été mise en ligne l’année dernière, ce qui risque de plomber quelque peu les ventes du produit fini (mais je n’ai pas l’impression que l’objectif de l’auteur soit d’exploser des records de vente) : je vais donc peut-être (sous réserve que ce bordel (blague eyldarin) paraisse effectivement) acheter une fois n’est pas coutume un bouquin de JdR en français (la dernière fois, c’était en 2009 le précédent supplément pour Tigres Volants))

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En garde meurt (un autre jour) mais ne se rend pas

L’escrimeur britannique Bob Anderson, qui endossa le costume de Dark Vador pour les scènes de combat au sabre laser et fut maître d’armes pour une tripotée de films (Highlander, Princess Bride, Meurs un autre jour, Le seigneur des anneaux, et j’en passe) et doublure / cascadeur pour une grosse poignée (dont Les canons de Navarone, Bons baisers de Russie et la trilogie de La guerre des étoiles), est mort hier à l’âge de 89 ans.

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Can’t say I’m surprised

J’ai refait une tentative pour démarrer dans ma lecture du nouveau « Casus Belli » (facilitée par le fait qu’il commence par l’actualité des parutions, c’est-à-dire ce que je lisais en tout premier dans le vrai Casus Belli), et j’y apprends que Mongoose a laissé tomber les V.F. de ses produits. C’est donc encore raté pour voir enfin vivre Traveller dans la langue de Guiserix, et encore plus pour voir une version française officielle de l’OTU (même si la vision qu’en donne Mongoose est à prendre avec des pincettes, car entre les erreurs, les coquilles et le reste, elle a beau avoir l’aval de Marc Miller, elle est loin de se conformer réellement au canon).
Ça ne me dérange pas vraiment, je lis les bouquins en V.O., je joue avec les règles de GURPS et j’ai ma propre traduction du vocabulaire travellerien, mais c’est pour le principe…

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Honneurs sans honneur

Apprenant que dans la nouvelle fournée de récipiendaires de la Légion d’honneur figurait l’actrice mexicaine Salma Hayek, je me demandais bien quels éminents services elle avait pu rendre à la France qui mériteraient qu’on la distingue ainsi, quand je suis tombé sur cette information : elle est mariée à François-Henri Pinault, PDG de Pinault-Printemps-Redoute.
Bref, encore une fois le hochet est distribué par le prince pour faire plaisir à ses amis. On est bien loin des intentions de Napoléon. Il n’a désormais plus aucune valeur, sauf cas particuliers qui doivent être l’exception plutôt que la règle, et ce serait ptêt une bonne idée de le supprimer.

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Arnaque Belli

Enfin, quand je dis que je n’ai rien lu au feuilletage hyperficiel du nouveau pseudo-« Casus Belli » (pseudo et guillemets, car il n’y a eu qu’une seule revue de ce nom, et elle est morte il y a douze ans ; la filiation n’est pas avérée), ce n’est pas tout à fait exact : j’ai lu le bulletin d’abonnement (j’ai aussi lu en tout premier lieu la faute d’orthographe sur la couverture, mais c’est un autre sujet).
Bulletin d’abonnement qui nous propose l’offre mirifique de banquer 54 brouzoufs contre six numéros en version papier et pdf, soit (nous disent ils) « une économie de 30 € par an ! ».
Je ne sais pas combien est vendue la version *.pdf, ni si le prix du présent numéro sera aussi celui des suivants ou n’était qu’une offre de lancement.
Mais j’ai fait mon propre calcul : ce numéro 1, version papier, est vendu pour la pas très modique somme de 9,50 brouzoufs.
6×9,50 = 57.
Si je me contente de comparer avec le prix de la version papier (et bien franchement, avoir les deux ne m’intéresse guère) et en supposant que ce prix reste stable, l’abonnement ne me ferait donc économiser que TROIS euros au total. Même pas le prix d’un numéro, même pas le tiers du prix d’un numéro.
Alors de vous à moi, l’abonnement, je ne suis pas près de le souscrire à ces conditions là (même en supposant que ce premier numéro soit intéressant et que le canard soit durable). Surtout qu’en le prenant au numéro à ma crèmerie actuelle, avec le jeu des réductions pour les bons clients, l’économie serait nettement supérieure (bon OK, il faut nuancer ce dernier point à cause des frais de port ; mais ça aussi, ça peut se résoudre…).
Et donc, pas sûr qu’ils doivent compter sur les abonnés pour pérenniser la version papier de leur canard.

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Décidément, c’était vraiment mieux avant

J’ai récupéré hier le premier numéro de la énième nouvelle (prétendue) incarnation de « Casus Belli ».
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que j’ai vieilli depuis ce funeste automne 1999.
Bon OK, déjà à l’époque je n’étais plus capable de lire un nouveau numéro d’une seule traite, du début à la fin. Mais au moins, je me précipitais encore sur certaines rubriques, et j’expédiais le reste assez rapidement ensuite.
Mais là… je bloque. Je ne l’ai même pas feuilleté, je l’ai ouvert distraitement au hasard à plusieurs endroits sans même essayer de lire des passages au vol, puis je l’ai posé sur ma desserte latérale sans plus y toucher.
Et tout à l’heure, ayant un peu de temps libre devant moi, je comptais me lancer dans sa lecture, mais je n’ai même pas tenu deux pages avant de le reposer sans avoir pu rentrer dedans. La motivation n’est plus là.
Ça ne préjuge pas de la qualité d’un contenu que je n’ai pas encore lu, mais ça ne me rend pas optimiste quant à un éventuel « avenir commun » entre cette nouvelle usurpation d’un défunt titre prestigieux et moi-même.

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Anatomies d’Escher

Je suis tombé tout à l’heure sur ce blog qui collectionne les illustrations de femmes à l’anatomie et aux postures improbables (du genre de celle que j’avais montrée dans ce billet).

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