Kimono metal

Les dernières nouveautés musicales que j’ai écoutées sont les deux nouveaux albums d’Onmyo-Za, dont je serais bien en peine de lire les titres : 雷神創世 et 風神界逅 (si j’en crois internet, ça se prononcerait respectivement Raijin Sousei et Fuujin Kaikou).raijinsouseifuujinkaikouBien entendu, c’est entièrement chanté en japonais, langue dont je n’entrave pas un traître mot (enfin, c’est pas tout à fait exact, il y a des mots isolés que je suis capable de reconnaître dans les films de Kurosawa par exemple, mais ça ne me permet bien évidemment pas de comprendre une chanson dans cette langue).
Le premier des deux est un peu différent m’a t-il semblé du reste de ce que je connais de la production du groupe, avec un son un peu plus dur, ce qui me l’a rendu plus intéressant. Mais dans l’ensemble, j’ai du mal à faire une distinction dans leur production, qui parait assez uniforme (ce cas particulier excepté) à mon oreille non-initiée de gaijin.

Extrait du premier :

Extrait du second :

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Il est sur tous les plateaux télé !

Je veux bien sûr parler de Didier Guiserix, qui donne une très intéressante interview sur Tric Trac TV sur l’histoire de Casus Belli et de ses successeurs du même nom (les quinze ou vingt dernières minutes, où ce n’est plus lui qui est au centre de l’émission, mais deux des responsables de BBE, sont nettement moins intéressantes, mais ça laisse une grosse heure de panorama historique passionnant).
Dis donc Didier, quand t’auras un moment, tu penseras à me passer un coup de fil au sujet de tu sais quoi ?

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Talk dirty to me

Les dialogues de la troisième case de l’épisode d’aujourd’hui de Legostar Galactica m’ont amusé.
(et oui, je sais que mon titre tape à côté ; il est tard et j’ai pas eu d’inspiration…)

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Défi 2014 : scénario n° 23, les commentaires

Ce tirage était le douzième de la série.

J’ai choisi le contexte à cause de la destination, qui en était spécifique (si j’ai bonne mémoire, il n’y avait pas franchement le choix sur la page tirée). Évidemment, j’aurais toujours pu l’interpréter autrement de que façon littérale ; mais ça avait le mérite d’éviter de me faire chercher dans quel contexte exploiter tout ça.
Ce qui est vaguement amusant, c’est que j’ai toujours considéré le contexte développé dans Underground Railroad et Cause for War comme étant franchement peu crédible. J’avais même suggéré de déplacer tout ça vers la Syldavie et la Bordurie des aventures de Tintin ; chose que j’aurais pu faire ici (j’y ai d’ailleurs pensé, mais ça m’aurait imposé d’expliquer de quelle façon je transposais les différents éléments, ce qui m’aurait demandé plus de temps).

Au départ, le commanditaire devait devenir une entreprise pharmaceutique, et je comptais utiliser Global Chemicals Inc, une multinationale qui a une grosse usine dans l’État Libre (CW p 5), et faire tourner l’histoire autour de la fabrication d’une substance ayant une influence (activatrice ou inhibitrice) sur les pouvoirs psioniques. J’avais également cherché du côté d’une mission diplomatique de l’underground railroad au sein de l’Union des Plaines.

La clinique du docteur Travers doit beaucoup à celle de la BD Resident Alien.

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Défi 2014 : scénario n° 23 : Mort sur ordonnance

Scénario pour Psi World, dans le contexte développé pour les modules Underground Railroad et Cause for War.

Ce scénario se déroule de préférence avant le dernier scénario d’Underground Railroad, et quoi qu’il en soit, avant l’assassinat de l’ambassadeur Robertson de l’Union des Plaines (Plains Union) et l’attaque de l’État Libre (Free State) par la Confédération des États du Centre (Central States Confederacy) : un cadre futur proche (par rapport à l’époque de parution des modules : 1985 et 1986) mais avec une technologie restée globalement la même qu’au milieu des années ’80.
Les références PW renvoient aux pages correspondantes du livret de règles, les références UR à celles d’Underground Railroad, les références CW à celles de Cause for War.

Si vous êtes censés participer à ce scénario en tant que joueurs, ne lisez pas plus loin…

Les personnages vivent dans l’État Libre et font partie de l’underground railroad, l’organisation clandestine pro-psi de l’État Libre qui apparait dans les scénarios des deux modules précités. Leur chef de cellule est l’empathe Mary Anderson (UR 4, 12, CW 7).

Mary Anderson est malade. Elle souffre d’épisodes fébriles répétés (s’accompagnant de migraines terribles, liées à son état d’empathe), durant à chaque fois plusieurs jours (et de plus en plus longs). séparés d’une période de rémission de quelques jours. Son médecin a diagnostiqué une forme de sodoku, une maladie bactérienne généralement transmise par morsure de rat. Malheureusement, la souche de spirille en cause s’est révélée résistante aux antibiotiques utilisés. Il faudrait employer une molécule puissante, commercialisée sous le nom de Cefaxcel®, mais du fait de la situation internationale (et en particulier des tensions avec la Confédération des États du Centre, où il est fabriqué), ce médicament n’est plus importé dans l’État Libre.
La pharmacie Fosbarr, auprès de qui Mary Anderson s’approvisionne habituellement en médicaments, s’est renseignée par téléphone auprès de ses confrères de l’Union des Plaines, qui lui ont confirmé que le Cefaxcel restait disponible chez eux. Mais les pharmacies de l’Union ne peuvent délivrer ce médicament que sur présentation d’une ordonnance signée par un médecin de leur pays. Mary Anderson va donc, munie d’une lettre de son docteur, se rendre à Glengarry (ville de l’Union située près de la frontière avec l’État Libre) pour y consulter un médecin, avant de pouvoir se procurer le précieux remède. Du fait de son état, il ne serait pas recommandé qu’elle prenne elle-même le volant, et en raison de son importance au sein de l’underground railroad, une escorte lui est attribuée pour le voyage : les personnages.

Glengarry

Le voyage vers la petite ville de Glengarry (8.000 habitants) dure plusieurs heures et se fait pendant l’une des périodes de rémission d’Anderson. Au passage de la douane, l’empathe (et/ou éventuellement les personnages, selon ce qu’ils ont accompli lors des précédents scénarios) est reconnue par un agent au service de la Confédération des États du Centre, qui va aussitôt en informer son contact, Kenneth Richards, un inspecteur de la police psionique de la Confédération (Psionic Police, UR 3) membre du réseau d’espionnage de son pays dans l’Union des Plaines. Mary Anderson est connue pour être un élément clé de l’underground railroad, et Richards va donc tenter de l’éliminer.

Le programme d’Anderson à Glengarry est simple : se rendre chez un médecin à qui elle remettra la lettre de son docteur, afin qu’il confirme le diagnostic de sodoku et lui prescrive du Cefaxcel ; aller retirer l’antibiotique dans une pharmacie ; puis reprendre la route de l’État Libre.

Peu après leur arrivée en ville, les personnages rencontreront Trevor Maxwell, l’adjoint du shérif de Glengarry : leurs plaques d’immatriculation étrangères ont attiré son attention, et il vient s’enquérir de la raison de leur présence ici. Il sera manifeste à certains de ses propos qu’il fait preuve de forts préjugés anti-psi, ainsi que d’une méfiance manifeste envers les ressortissants de l’État Libre.

Rendez-vous chez le docteur

Mary Anderson a pris (par téléphone avant le début du voyage) un rendez-vous auprès de l’unique médecin de Glengarry, le docteur Donald Travers. Celui-ci est un généraliste qui a installé dans sa maison entourée d’un jardinet une sorte de petite clinique occupant tout le rez-de-chaussée (lui-même habitant à l’étage) : elle comporte un vestibule (sur lequel donnent les escaliers conduisant à l’étage et à la cave), une salle d’attente, une salle de consultation, une petite salle d’opérations, une salle de radiologie avec une chambre noire attenante, deux chambres pour les patients hospitalisés, une pharmacie, un local carrelé servant entre autres de laboratoire et où sont stérilisés instruments et linges, un bureau, une salle de repos pour les infirmières, et des sanitaires. L’une au moins des quatre infirmières est toujours présente (il y a une chambre pour l’infirmière de garde à l’étage).

Dans la salle d’attente, Mary Anderson sera prise par un nouvel épisode fébrile accompagné d’une migraine encore plus violente que les précédentes. Le docteur Travers, apprenant son intention de repartir immédiatement pour l’État Libre, estimera qu’elle n’est pas en état de faire la route, et l’hospitalisera d’office pour la durée de la crise dans l’une des deux chambres de sa petite clinique. Certes, le traitement devrait s’avérer efficace, mais Travers préfère garder sa patiente en observation pour s’en assurer ; et il ajoutera même que ces migraines l’inquiètent et (sur un ton allusif) que, si jamais la malade avait sans le savoir des capacités psioniques, il craint qu’elle ne développe une méningite foudroyante (évidemment, si le fait qu’Anderson est empathe lui a été révélé, il ira droit au but au lieu de se contenter d’allusions ; Travers est pro-psi).
Le médecin estime qu’avec le Cefaxcel, la crise ne devrait durer qu’environ trois jours ; après quoi, si l’examen clinique indique une amélioration de l’état de sa patiente, il l’autorisera à reprendre la route vers l’État Libre.

Agent infectieux ou agent secret ?

Kenneth Richards essaiera d’assassiner Mary Anderson pendant qu’elle est hospitalisée. Peu subtil, l’inspecteur de la police psionique emploiera la force et se fera aider d’un ou plusieurs hommes de main (leur nombre dépendra des capacités des personnages). L’attaque aura lieu pendant la nuit. Les personnages devraient être en mesure d’intervenir pour sauver la vie de l’empathe.
Si les personnages déjouent la tentative d’assassinat et si Richards est encore en vie, des attaques ultérieures seront menées pour les éliminer, afin que l’inspecteur et ses sbires aient ensuite le champ libre pour tuer Mary Anderson.
Tôt ou tard dans l’une de ces confrontations, Richards sera tué (au corps à corps, par balle si les personnages ont réussi à passer la douane avec une arme à feu ou à s’en procurer une sur place, en faisant une mauvaise chute, dans un accident de la circulation, ou autre).

Si les personnages examinent son visage, ils se souviendront de l’avoir croisé plus tôt en ville, en compagnie de l’adjoint du shérif. Maxwell avait de bonnes relations avec Richards, dont il partageait les opinions anti-psi. Il ignorait par contre tout de son appartenance à la police psionique de la Confédération et de ses activités d’espionnage.

Cours après moi shérif

Une fois Richards mort, ses sbires, s’ils sont encore vivants, ne poursuivront pas les tentatives d’assassinat (sauf si le MJ estime que cela rend la vie trop facile aux persos). Mais cette mort violente attirera l’attention de la police. Le shérif chargera son unique adjoint, Trevor Maxwell, de mener l’enquête. Celui-ci devrait probablement assez facilement pouvoir remonter jusqu’aux personnages…
Ces derniers vont donc devoir trouver un moyen d’échapper à la police tout en continuant à protéger Mary Anderson.

Pour échapper à Maxwell, il leur suffit de sortir du comté, qui mesure environ quarante kilomètres sur quarante, Glengarry étant située à peu près en son centre.
Le docteur Travers s’opposera à la sortie de sa patiente avant la fin de la crise et un examen clinique approfondi. Il autorisera finalement la sortie de Mary Anderson trois jours après le début de son hospitalisation. Bien entendu, les personnages pourraient passer outre et l’évacuer discrètement ; mais le médecin n’a pas encore rédigé l’ordonnance qui permettra à sa patiente de se procurer du Cefaxcel… Il faudra lui ramener Mary Anderson (ou l’emmener là où elle se trouve) afin qu’il puisse l’examiner avant qu’il ne délivre le précieux papier (à moins évidemment que les persos ne parviennent à le persuader de le faire avant).
À noter que si Trevor Maxwell a réuni suffisamment d’éléments pour penser que les personnages sont liés à la mort de Richards (et le simple fait qu’ils soient étrangers en est déjà un), il pourrait leur tendre un piège à la clinique si Mary Anderson s’y trouve encore (ou s’il apprend qu’elle doit y revenir pour chercher la fameuse ordonnance).

Délivrance(s)

Grâce à l’ordonnance du docteur Travers, le Cefaxcel peut être obtenu auprès de n’importe quelle pharmacie de l’Union des Plaines (sous réserve que l’officine en question en ait en stock, ce qui est le cas de celle de Glengarry ; sinon, il faudra le commander, ce qui imposera un délai supplémentaire de quarante-huit heures). À noter que Mary Anderson n’a pas besoin d’aller elle-même retirer le médicament : un personnage muni de la précieuse ordonnance peut parfaitement le faire à sa place.

Puis ce sera le retour vers l’État Libre. Selon la façon dont se seront déroulés les évènements, il pourra être paisible, ou comprendre une course-poursuite avec Maxwell. Dans ce dernier cas, les personnages seraient bien avisés de ne pas chercher à franchir la frontière là où l’État Libre borde le comté de Glengarry, mais de changer d’abord de comté (du moins, s’ils comptent s’arrêter au poste de douane pour remplir les formalités réglementaires).

Épilogue

Grâce au traitement, Mary Anderson guérira complètement de sa maladie.
Mais peut-être d’autres cas surviendront ils. Et comme l’empathe n’avait pas été mordue par un rat, il pourrait s’agir en réalité d’une arme bactériologique employée par la Confédération des États du Centre pour préparer son invasion à venir en affaiblissant la population de l’État Libre (et tout particulièrement les psis).

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Défi 2014 : scénario n° 23, le tirage

Tirages :
Commanditaire : Space Atlas page 43 : Fosbarr Pharmaceuticals
Destination : Cause for War page 10 : the Plains Union
Action : détruire (tuer)
Objectif : Personnel Files 2 The Meme Team page 9 : a detective with Scotland Yard
Motivation : pris dans le cours des évènements (les PJ sont au mauvais endroit au mauvais moment)
Antagoniste : Robin Hood (GURPS) page 54 : the second-in-command at the Glengarry garrison
Théâtre : Psionics (Role Aids) page 119 : within 60 yards of the empath
Élément intéressant : The Cyclopedia Talislanta page 69 : such infestations generally last only three days
Quarante.

Résultat :
Fosbarr Pharmaceuticals amène les PJ à se rendre dans l’Union des Plaines pour y tuer un inspecteur de Scotland Yard. Pris dans le cours des évènements (les PJ sont au mauvais endroit au mauvais moment), les PJ seront gênés par le commandant en second de la garnison de Glengarry à moins de 60 yards de l’empathe. Un élément majeur du scénario sera le fait que de telles infestations ne durent généralement que trois jours. (+ quarante)

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Crise de foi

Écouté récemment Crisis Cult, le nouveau Voices of Destiny.crisiscultIls ont changé de hurleuse : la nouvelle, Ada Flechtner, est une ancienne de Coronatus.
Cet album est pas mal, même s’il ne figurera pas parmi les meilleurs de l’année.

Extrait :

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Petits miquets du mercredi soir

Le site de Yet Another Fantasy Gamer Comic, probablement la meilleure BD en ligne sur un thème rôludique, a fait peau neuve ! Et quand je dis peau neuve, c’est pas seulement pasqu’il y a du vert partout : aujourd’hui, il y a aussi plein de nichons partout…
Espérons qu’ils vont reprendre les mises à jour quotidiennes !

Ceci est hélas très vrai.
(j’ai la troublante impression de l’avoir lu ailleurs, hier ou avant-hier, mais sans pouvoir me souvenir d’où)

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Défi 2014 : scénario n° 22, les commentaires

Ce tirage était le dix-neuvième du défi.

Je ne me souviens pas de la facilité avec laquelle j’ai opté pour le contexte de Dune. Je pense que le mot-clé qui a fait tilt a été planeur.

Je suis parti du principe qu’à l’époque, les Fremen n’employaient pas d’ornithoptères ; un choix qui ne semble pas faire l’unanimité, si j’en crois ce que j’ai pu voir dans d’autres scénarios disponibles en ligne.

Pour le reste, ma lecture de Dune remontait au milieu des années ’80, j’ai donc dû me rafraîchir la mémoire en reprenant de grosses parties du roman (d’ailleurs, j’ai fini par le relire en entier ; ainsi que ses suites, mais ça, c’était après avoir écrit mon scénar), et j’ai complété par plusieurs entrées de la Dune Encyclopedia, un ouvrage fort utile (mais pas toujours pleinement compatible avec le roman ; ainsi, on peut y lire que les ornithoptères n’ont pas besoin de carburant (Dune Encyclopedia p 416), alors que dans le roman on lit « nous brûlons du carburant », ou encore « Les appareils et le carburant doivent être mis en réserve »). En fait, le lissage du résultat était antérieur à ma relecture, alors que le développement du scénar en était concomitant.

L’auberge est devenue un lieu d’hébergement (donc un sietch accueillant les persos), ce qui l’a fait passer complètement à l’arrière-plan de l’intrigue. L’étang est devenu de l’épice (il me semblait qu’on parlait à l’occasion de mare ou de flaque d’épice, mais je n’ai pas retrouvé d’occurrence de ce genre d’expression). Le reste des choix me semble assez clair.

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Défi 2014 : scénario n° 22 : Les ailes du désert

Scénario sur Dune (de Frank Herbert).

Ce scénario sur déroule sur Arrakis entre 10170 et 10190 (alors que la planète est un fief Harkonnen).

Si vous êtes censés participer à ce scénario en tant que joueurs, ne lisez pas plus loin…

Quelques repères chronologiques pour situer le scénario :
10169 : premières cultures fremen (au sietch Tabr), sous l’impulsion du Planétologiste Impérial, Pardot Kynes (en poste depuis 10149).
10173 : le comte Hasimir Fenring est assigné comme agent impérial sur Arrakis, pour espionner les Harkonnen et s’assurer que l’approvisionnement de l’empereur en mélange ne soit pas perturbé.
10175 : mort accidentelle de Pardot Kynes à cinquante-quatre ans ; son fils de dix-neuf ans (que les Fremen connaissent sous le nom de Liet) lui succède comme Planétologiste Impérial.
10190 : après quatre-vingts ans de domination Harkonnen sur la planète, la maison Atréides reçoit Arrakis en fief.

Les personnages sont des Fremen (il est envisageable que certains d’entre-eux soient des étrangers « ayant pris un coup d’épice » et alliés aux Fremen ; et il est même possible (quoique très délicat) que certains se trouvent initialement à bord de l’ornithoptère lorsque les autres persos tentent de s’en emparer, et rejoignent les rangs des assaillants (mais exception faite du pilote qui leur sera utile, ceux-ci risquent fort de les tuer et de prendre leur eau, plutôt que de s’embarrasser de bouches supplémentaires à abreuver)).

Choisis un bon ver
(formule traditionnelle fremen)

Une grave épidémie, probablement introduite accidentellement par un Fremen ayant côtoyé un outre-mondien (contrebandier ou agent des Harkonnen), frappe la population d’une des palmeraies du sud. La population allogène, disposant déjà des anticorps adaptés, n’est pas affectée, mais les Fremen, n’ayant jamais auparavant été exposés au virus en cause, sont beaucoup plus sensibles : les adultes s’en tirent avec quelques jours d’une forte fièvre qui les contraint à rester alités, mais chez les plus jeunes enfants, la maladie est le plus souvent mortelle en quelques jours.
Grâce à la description des symptômes, la maladie a pu être facilement identifiée, et un traitement obtenu auprès des outre-mondiens (grâce aux contrebandiers traitant avec les Fremen). Reste à acheminer les médicaments jusqu’à la palmeraie, dont l’emplacement doit rester secret pour les non-fremen. Cette mission est confiée aux personnages, qui devront faire le long voyage (vingt marteleurs, un marteleur correspondant à environ 500 à 600 km) à dos de ver des sables.
Le trajet se fera sans incident majeur (bien que le passage d’un orni explorant le désert à la recherche d’un gisement d’épice puisse contraindre les personnages à descendre précipitamment de leur monture pas encore épuisée (et donc, dangereuse) pour se dissimuler dans le sable). Mais il durera plusieurs jours, et lorsque les chevaucheurs de vers arriveront à destination, il sera trop tard pour sauver la plupart des enfants : tous ceux âgés de sept ans ou moins sont morts, et certains des plus vieux décéderont eux aussi, le traitement n’ayant pas démarré suffisamment tôt. Alors que si les médicaments avaient été acheminés plus vite, les victimes auraient probablement pu être sauvées.

Mais pour aller plus vite qu’un ver, il n’existe qu’une seule possibilité : l’ornithoptère.
Si les personnages n’en prennent pas eux-mêmes l’initiative, ce sera Kaber, leur jeune (et donc relativement progressiste par rapport à la mentalité fremen) naib, une fois qu’ils seront de retour à leur sietch, qui aura l’idée et leur confiera la mission de capturer un orni ; et son pilote, car l’appareil n’a aucun intérêt si personne ne peut le manœuvrer.

Remarque : il est également possible de laisser les personnages capturer un orni et réaliser alors, une fois le pilote éliminé avec le reste des occupants, qu’ils sont dans l’incapacité de s’en servir, ce qui les forcera donc à répéter l’opération pour s’emparer d’un nouvel appareil, avec son pilote cette fois. Ils pourraient aussi avoir l’idée de camoufler l’orni et d’enlever un outre-mondien capable de le piloter, par exemple en se rendant dans une ville comme Carthag ; mais il ne faut pas oublier que les Harkonnen ont interdit aux Fremen de pénétrer librement dans les zones urbaines, ce qui ne leur facilitera pas la tâche.
Il serait également envisageable de faire appel à l’un des rares sietchs qui possèdent déjà des ornithoptères. Mais dans ce cas, la suite du scénario sera sans doute bien moins intéressante.

Opération Tempête du Désert

Pour capturer un ornithoptère, les Fremen doivent lui tendre une embuscade et l’amener à se poser. Les personnages pourraient par exemple se dissimuler sous le sable à proximité d’une veine d’épice non exploitée dans une zone en cours de prospection, ou en répandant de l’épice sur le sable pour faire croire à un tel gisement (comme ils le font dans Dune pour capturer l’appareil des contrebandiers de Gurney Halleck), l’attirer au moyen de signaux lumineux, ou bien encore mettre en scène un faux site d’accident en répandant des débris sur le sol du désert.

Une fois l’appareil posé, les personnages devraient assez facilement parvenir à s’en rendre maîtres. Mais, à moins qu’ils n’aient agi extrêmement rapidement, l’un des occupants aura eu le temps de lancer un appel radio pour signaler l’embuscade et demander du secours : il est donc préférable pour eux qu’ils ne s’attardent pas sur place : il leur faut donc contraindre le pilote à faire décoller l’orni et à suivre les directions qu’ils lui indiqueront.
Les personnages pourraient s’enfuir en volant au cœur d’une tempête Coriolis (ce qui deviendra la façon de faire habituelle lorsque des Fremen s’emparent d’un orni, comme expliqué par Kynes dans le roman), mais cela n’a d’intérêt que si le pilote est un PJ. Sinon, une solution qui ne repose pas sur la compétence d’un PNJ (par exemple, éloigner l’appareil en rase-mottes, le faire se poser à nouveau, et le camoufler pour qu’il échappe aux recherches aériennes) est préférable.
Un MJ taquin aura choisi un modèle d’ornithoptère conçu pour transporter moins de personnes que le groupe de persos et le pilote, ce qui contraindra tout le monde à se tasser à son bord, et laissera planer le doute sur les capacités de l’appareil à emporter une charge aussi lourde.

Un taxi pour Tabr

Une fois l’ornithoptère amené en lieu sûr (probablement dans une caverne proche du sietch des personnages), les persos devront apprendre à le piloter, ce qui implique de trouver un instructeur fiable. Il pourra s’agir du pilote capturé, s’ils savent le convaincre, ou sinon d’un contrebandier en lien avec les Fremen ou de l’un des rares Fremen ayant appris à manœuvrer ces appareils.

Une fois que l’un au moins des personnages sera devenu un pilote compétent, capable de voler sans l’aide d’un instructeur, celui-ci sera renvoyé (s’il s’agit d’un contrebandier ou d’un Fremen d’un autre sietch) ou tué (s’il s’agit d’un pilote capturé ; mais les persos auront sans doute fini par avoir de l’amitié pour lui, et ne l’entendront sans doute pas de cette oreille, surtout s’il s’agit d’un PJ ; auquel cas, il leur faudra convaincre leurs congénères de l’épargner et de l’accueillir au sein de leur tribu) ; et l’ornithoptère sera chargé de diverses missions exigeant une certaine rapidité sur de longues distances : transporter des messages urgents plus loin qu’un oiseau ou un cielago distrans, acheminer divers objets ou personnes vers des sietch ou des stations éloignés, voire effectuer des reconnaissances aériennes en se faisant passer pour un appareil prospecteur d’épice. Le tout en circulant trop loin des radars de Carthag et/ou trop bas pour être détectés.
Le MJ définira la nature précise de ces missions selon les besoins de sa campagne.

Le ver et l’oiseau

Les Fremen étant un peuple conservateur, ce recours de plus en plus fréquent à l’ornithoptère comme moyen de transport ne sera pas du goût de beaucoup d’habitants du sietch des personnages. Ces derniers se verront accusés de trahir le mode de vie fremen et de recourir à la facilité trompeuse de la technologie outre-mondienne. Si des tensions existaient déjà entre les persos et certains de leurs congénères, cela pourrait les accentuer.

L’espion venu du ciel

À l’occasion d’un trajet en ornithoptère, les personnages, se croyant à l’abri car ils circulent à basse altitude dans une zone au relief accidenté, sont accrochés par le radar d’un orni militaire harkonnen. L’appareil ennemi s’approche pour en savoir plus à leur sujet et tente de les contacter par radio (ce que les persos ne sauront que si celle de leur orni est allumée et calée sur le canal d’appel général). Quoi qu’il en soit, il est probable que les Fremen ne parviendront pas à donner le change et que l’orni harkonnen va s’intéresser à eux d’un peu trop près à leur goût. Il leur faudra alors (à condition qu’ils l’aient repéré) jouer au chat et à la souris avec lui dans une zone de pics et de canyons (voire tenter de l’abattre s’ils sont armés), pour éviter qu’il ne les suive jusqu’à l’endroit où ils se rendent et qui est un repaire secret du mouvement fremen de lutte contre l’occupant harkonnen.

Baroud sur le désert

Si jamais leur imprudence permettait aux Harkonnen de repérer l’emplacement du repaire en question, celui-ci sera victime un peu plus tard d’un assaut en bonne forme, qui contraindra probablement les Fremen, surclassés à quarante contre un, à évacuer les lieux en catastrophe et chacun pour soi (non sans avoir fait subir de lourdes pertes à leurs adversaires) et sans doute à laisser derrière eux des indices qui permettraient à un mentat, s’il en avait connaissance, de déduire l’existence d’une opération de terraformation de grande envergure.
Si les personnages s’enfuient à bord de l’ornithoptère, ils seront pris en chasse par un appareil armé, auquel il ne leur sera pas facile d’échapper (si même ils y parviennent).

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