What OSR product have you enjoyed most? Explain how.
En français :
Quel produit OSR as tu le plus apprécié ? Explique en quoi.
Bon, là ça risque d’être compliqué : des machins OSR, j’en ai pas mal en stock, mais pour l’instant je n’en ai pas lu beaucoup, et aucun ne m’a vraiment enthousiasmé. Parmi ce que j’ai lu à ce jour, j’ai bien aimé FrontierSpace.
On continue la revue des albums récemment passés sous mon radar avec encore une fois trois disques de groupes de metal français à hurleuse.
– Ronde de nuit, de Meurtrières :
C’est leur premier album, à thématique médiévale. Ça m’évoque parfois un peu ADX avec une voix féminine, mais j’ai trouvé que la voix claire n’était pas toujours très compréhensible. Extrait (pas de clip a priori, ils ne semblent même pas avoir de chaîne) :
– Octavus Lupus, du groupe éponyme :
Là aussi, c’est leur premier album (chanté en anglais et en français, selon les morceaux), et là aussi j’ai trouvé le chant pas toujours très compréhensible. Ceci mis à part, c’est pas mal. Extraits :
– Twelve Daemons, d’Alwaid :
Là, c’est leur troisième album, mais je ne crois pas avoir déjà écouté les précédents. C’est plaisant, et ptêt pas très loin de mon radar finalement. Extraits :
EDIT : ah ben zut, je vous avais déjà parlé de l’album d’Alwaid mais je ne m’en souvenais plus…
Jim Henson’s Labyrinth The Adventure Game Ben Milton, Jack Cæsar River Horse Games RH LAB 005 ISBN 978-1-9160115-5-7 294 pages
Adaptation officielle en JdR du film Labyrinth
Le jeu se présente sous la forme d’un bouquin plutôt joli (couverture rigide, jaquette, trois rubans signets de couleurs différentes, marque-pages reprenant les bases du jeu). L’intérieur des pages (sauf la page de garde et le cahier couleurs de photos du film à la fin) est évidé pour loger deux D6. La jaquette est illustrée par l’image de l’affiche du film, mais si on l’enlève, le bouquin a l’aspect de celui que lit Sarah dans le film. Bref, à part le logement des dés, le jeu a de la classe.
Le système de jeu est très simple (et par conséquent, pas simulationniste). Le jeu n’utilise que des D6. Le MJ est le Goblin King (ou Goblin Queen), et les persos des autres joueurs doivent traverser le labyrinthe et arriver jusqu’au roi des goblins en moins de treize heures, faute de quoi ils ne récupéreront pas ce que ledit roi leur a dérobé. On peut jouer des personnages de sept espèces différentes : des humains, ou diverses espèces habitant le labyrinthe. Chacune a des capacités supplémentaires différentes de celles des autres. Ensuite, on choisit un trait (deux si on est humain), qui est un domaine dans lequel on est bon (six sont proposés mais on peut en inventer d’autres), un défaut (là encore, six sont proposés mais on peut en inventer d’autres), et c’est à peu près tout. Il faut en outre décider de la raison pour laquelle le groupe de persos s’aventure dans le labyrinthe (ce que leur a volé le roi des goblins et qu’ils veulent absolument récupérer). Pour résoudre une action, on lance 1D6 et il faut faire supérieur ou égal à la difficulté (de 2 à 6). Un 1 est toujours un échec. Si on a un trait approprié, ou si on bénéficie de circonstances favorables, on lance deux dés et on garde le meilleur ; si on a un défaut qui s’applique à l’action, ou si on souffre de circonstances défavorables, on lance deux dés et on garde le moins bon. Si plusieurs persos coopèrent pour tenter une action, ils peuvent en réduire la difficulté.
Le gros du bouquin consiste en la description du labyrinthe lui-même. Aucun plan n’en est fourni : à la place, on a la description de 87 lieux (ou scènes) dudit labyrinthe (chacun avec son plan), plus les douze parties du château du roi des goblins. On commence la partie devant la porte du labyrinthe, et on progresse, non pas en passant par chacune des scènes, mais en avançant d’1D6 scènes à chaque fois (en gros). Ça signifie qu’on peut en théorie jouer plusieurs fois à Labyrinth, même si on a quand même pas mal de chances de retomber sur certaines scènes déjà jouées lors de la précédente partie. Des tables aléatoires permettent de personnaliser un peu les différentes scènes, donc même si on retombe sur une scène déjà jouée lors d’une précédente partie la nouvelle version peut être nettement différente ; mais je crains quand même qu’il y ait un sentiment de déjà vu. Une fois dans le château, il faut encore arriver à y coincer le roi goblin, qui va pour sa part tenter d’éviter les persos.
À la lecture, j’ai un peu l’impression qu’une partie doit ressembler à la lecture d’un livre dont vous êtes le héros (en version améliorée certes) : c’est une succession de scènes indépendantes entre elles. Il n’y a pas d’intrigue, pas non plus de cohérence dans la succession des scènes, et il n’est vraiment pas possible de dresser un plan du labyrinthe. Ça peut probablement donner une exploration distrayante, qui risque de durer plusieurs séances de jeu, pasqu’à la louche et en moyenne une traversée du labyrinthe va passer par plus du quart des scènes, sans compter ce qui va se passer dans le château.
Bref, un principe d’exploration original, une belle émulation du film, mais au final ça reste quelque chose de linéaire et quelque peu artificiel, et la rejouabilité me parait assez réduite.
Quel JdR gratuit as tu le plus apprécié ? Donne des détails.
Univers infinis, le jeu de Roger. Un JdR universel avec un système relativement simple mais une simulation relativement correcte. Bon OK, c’est le seul JdR gratuit publié auquel j’ai joué ; si je devais chercher plus loin, je trouverais ptêt un jeu que j’ai simplement lu mais qui m’avait bien plu, comme Vanguard Free Roleplaying, JdR de SF tendance hard science qui m’avait fait une forte impression à la lecture (mais qui semble avoir disparu d’internet).
On poursuit le rattrapage des albums restés sous le niveau de mon radar, avec trois disques de groupes de metal français à voix féminine.
– L’aube de l’espoir, de Somnir :
C’est leur premier disque (un maxi), du metal avec une voix féminine et une voix masculine gutturale. Je l’ai trouvé inégal, et plutôt bof dans l’ensemble. Extrait :
– Le crépuscule d’une reine, de Lux :
C’est leur premier album, un album concept de symphonic metal chanté en français où la narratrice (enfin, la chanteuse) raconte qu’elle a vécu la vie de Marie-Antoinette. J’ai pas spécialement aimé le thème, n’ayant ni de sympathie particulière pour Marie-Antoinette ni goût pour la royauté. Et musicalement, ça n’a rien d’original. Extraits :
– Bad Queen, de Raspy Junker :
C’est leur deuxième album (je ne connais pas le premier). Chanté en anglais, il est banal dans l’ensemble, mais avec un ou deux morceaux sympas. Extraits :
C’est pas tout à fait conforme à la réalité, mais l’image sur la jaquette est bien celle-là
Star Trek : Strange New Worlds Season 2 (2023)
Même commentaire que pour la season 1
Série télé de space opera en deux seasons de dix épisodes chacune, prenant place peu avant la série originelle
Strange New Worlds (SNW) reprend le modèle habituel des séries Star Trek, abandonné pour Picard (et dans une moindre mesure pour une partie d’Enterprise (ENT)) : des épisodes à peu près indépendants les uns des autres et non un arc scénaristique courant sur la season (y a quand même des éléments qui réapparaissent plus tard dans la série, d’où les espèces de simili-résumés en début de chaque épisode ; il est donc préférable de regarder tout ça dans l’ordre). On y suit les aventures de l’Enterprise (celle de Kirk et de la série originelle (TOS), mais avant que Kirk n’en soit capitaine, alors qu’elle était sous le commandement de son prédécesseur Christopher Pike (qu’on avait vu, bien diminué, dans l’épisode double La ménagerie, et également (mais pas diminué) dans l’épisode pilote non diffusé The Cage, dont La ménagerie reprenait l’essentiel)). Bien évidemment, Pike est désormais incarné par un autre acteur, Anson Mount, qui n’a pas la gueule de l’emploi à mes yeux : il est beaucoup trop âgé pour incarner Pike, car il avait quarante-neuf ans dans le premier épisode de SWN, alors qu’Hunter n’en avait que trente-huit dans The Cage. Ajoutons qu’Hunter était beaucoup mieux coiffé (et bien sûr, n’avait pas de cheveux blancs…). Outre Pike, les personnages principaux sont : – Numéro Un (Rebecca Romijn), l’officière en second, dont le nom est Una Chin-Riley ; contrairement aux officiers en second des précédentes séries (Spock, qui avait certes l’avantage d’être aussi l’officier scientifique, Riker ou Chakotay), j’ai trouvé que c’était un personnage vraiment sous-exploité, et c’est bien dommage ; – Monsieur Spock (Ethan Peck), l’officier scientifique ; ces deux personnages figuraient déjà dans The Cage / The Menagerie, et si je n’ai pas eu de mal à accepter que Numéro Un soit incarnée par Rebecca Romijn et non plus par Majel Barrett, pour Spock, même censé être plus jeune que dans TOS, ça coince carrément) ; – La’an Noonien Singh (Christina Chong), la cheffe de la sécurité (poste qui n’existait pas à bord de l’Enterprise dans TOS), et comme son nom l’indique une descendante du tristement célèbre Khan, celui de TOS et de La colère de Khan, ce qui n’est pas une hérédité toujours facile à assumer ; – Erica Ortegas (Melissa Navia), la pilote d’élite, vétérane (comme d’autres personnes à bord) de la guerre contre les Klingons ; – Hemmer (Bruce Horak), l’ingénieur en chef aenar (sous-espèce andorienne apparue dans ENT) ; – Joseph M’Benga (Babs Olusanmokun), le médecin-chef, autre vétéran de la guerre contre les Klingons (pendant laquelle il n’avait pas fait que de la médecine), qui avait fait quelques apparitions dans TOS ; – Christine Chapel (Jess Bush), l’infirmière qu’on retrouvera elle aussi dans TOS, mais qui est ici bien loin du rôle de potiche faire-valoir de McCoy et secrètement amoureuse transie de Spock qu’elle avait dans cette autre série ; ici, elle a du caractère, elle prend en main sa vie amoureuse, elle agit et elle est carrément balèze, elle botte des culs de Klingons (non, ce n’est pas une figure de style, et non, ce n’est pas de la guerre que je parle, même si elle l’a faite elle aussi), et du coup, c’est assurément mon personnage préféré ; à se demander ce qui va lui arriver pour qu’elle devienne aussi insignifiante quelques années plus tard dans TOS ; – Nyota Uhura, encore un personnage de TOS, qui n’est ici (du moins au début de la série) qu’une cadette en stage sur l’Enterprise (Celia Rose Gooding, qui ne me parait pas être un très bon choix d’actrice car elle est plutôt boulotte alors que Nichelle Nichols, qui incarnait le personnage dans TOS, était mince). Vous noterez l’absence regrettable de la yeoman Colt, l’un des personnages majeurs de The Cage. Vous noterez aussi qu’il y a plus de femmes que d’hommes dans les rôles principaux (cinq contre quatre, c’est à peu près la parité). À côté de ces personnages principaux, il y a quelques personnages secondaires récurrents à bord de l’Enterprise, dont le frère aîné du futur capitaine Kirk (notez qu’ici, James T. Kirk (qu’on voit dans plusieurs épisodes) et son frère sont joués par des acteurs différents, alors que dans TOS les deux étaient incarnés par William Shatner ; notez aussi que, comme pour Spock, je n’ai pas pu me faire à la tronche du nouveau James T. Kirk). Notez tant qu’on parle des personnages que Chapel et Spock ont une relation particulière ; et que Chapel connait T’Pring (la fiancée de Spock), ce qui me semble incohérent avec la scène dans TOS où elle semble découvrir que Spock est fiancé…
La première season commence plusieurs années avant l’accident ayant grièvement blessé Pike quelques mois avant La ménagerie (Pike a eu avant la série une prémonition de cet accident et connait donc une partie de son avenir). Comme d’habitude dans Star Trek, ses épisodes sont de qualité inégale, mais plusieurs sont bons. On apprend en particulier des trucs sur les Gorns (ces humanoïdes reptiliens apparus dans TOS mais qu’on n’avait jusqu’à présent que peu vus dans Star Trek), et ça va à l’encontre de pas mal de trucs qui avaient été précédemment extrapolés sur le sujet, en JdR par exemple. Notez que l’épisode 9 a une nette inspiration puisée du côté des trois premiers films de la série Alien. La season s’achève sur un simili-cliffhanger : Numéro Un est arrêtée par Starfleet au prétexte qu’elle n’est pas humaine, mais Illyrienne (une espèce humanoïde très semblable aux humains, mais génétiquement améliorée, ce qui est interdit dans la Fédération), ce qu’elle avait jusqu’à présent caché à presque tout le monde (notez qu’ils foutent pourtant une paix royale à La’an, qui descend pourtant de Khan donc doit avoir elle aussi des améliorations génétiques (même si on ne les voit pas des masses s’exprimer)).
Dans la deuxième season, Uhura a été promue au grade d’enseigne (et visiblement affectée à l’Enterprise). Le cas de Numéro Un est résolu (à son avantage bien sûr) dans le deuxième épisode (je ne dévoile rien, vous vous en doutiez tous). Dans l’ensemble, cette season m’a semblé moins bonne que la première. Mais il y a aussi l’épisode que j’attendais avec impatience quand je me suis lancé dans SNW : l’épisode 7, qui est un crossover avec Lower Decks (dans lequel Boimler et Mariner (qui sont encore des enseignes, l’épisode prenant place pendant la season 3 de Lower Decks) se retrouvent dans le passé à l’époque de SNW), avec des parties filmées (où les deux personnages sont incarnés par les comédiens qui font leurs voix en V.O.) et des parties dessinées (dont le générique, qui est celui de SNW mais avec quelques petites différences). Cet épisode aurait fait un bon épisode de Lower Decks, mais il montre aussi que Lower Decks, bien que ce soit du dessin animé et que certains aspects comiques y sont accentués, est une vraie bonne série Star Trek sérieuse. J’appréhendais par contre un peu l’épisode 9, qui m’avait été décrit comme une comédie musicale : je craignais, d’une part que l’épisode ne soit pas bon, et d’autre part que la V.F. ne soit pas à la hauteur, car je me demandais s’ils traduiraient les chansons. Alors effectivement, l’épisode n’est pas à mon goût du tout : il repose sur un phénomène physique magique qui amène les gens à s’exprimer en chantant. Les chansons n’ont pas été traduites dans la bande son, mais elles sont sous-titrées (en rimes, et plutôt pas trop mal, sachant que je tolère bien plus facilement les dérives de traduction pour de la poésie que pour des dialogues normaux ; par contre, ça fait bizarre quand un personnage reprend en parlant une phrase d’une chanson, et que la traduction n’est pas la même). En plus, c’est un épisode looong (plus d’une heure), et pour quelqu’un comme moi qui n’aime ni les phénomènes physiques magiques dans mon Star Trek, ni les comédies musicales, ça a été une expérience plutôt désagréable. L’épisode 10 et donc la season se terminent sur un cliffhanger (et y a donc plus qu’à attendre la season 3 de pied ferme) : suite à une attaque gorn, plusieurs personnages sont capturés sur une planète envahie par ces ET (La’an, M’Benga, Ortegas et le frère de Kirk), tandis que l’Enterprise est sous le feu de plusieurs vaisseaux ennemis. Notez que ce dernier épisode met en scène un nouveau personnage de TOS : l’ingénieur Scott (et comme d’hab’, voir quelqu’un d’autre que James Doohan dans le rôle me dérange : là l’acteur (Martin Quinn) a un physique qui correspond, mais il a les yeux bleus, contrairement au regretté Doohan, et ça se voit comme le nez au milieu de la figure (si l’on peut dire…)). Notez que cet épisode rappelle une fois encore la série Alien, y a même une scène presque pompée sur Alien 3.
Ce qui m’a marqué en premier dans la série, c’est que l’Enterprise est nettement plus moderne que celle de TOS (alors que c’est le même vaisseau). C’est pas forcément plus mal, car les décors de TOS étaient souvent minimalistes et ont plutôt mal vieilli ; mais sur le plan de la continuité de l’ensemble Star Trek, c’est choquant. Certains décors (la salle des machines en particulier, mais aussi tout bêtement les coursives, voire peut-être aussi la passerelle) sont ptêt même plus modernes que dans TNG et sembleraient plus à leur place dans Picard.
Les membres féminines de Starfleet sont toutes en pantalon. On voit certes quelques skants (Uhura par exemple), mais toujours portés sur un pantalon. Elles n’ont pas non plus de talons hauts (peu pratiques), même celles dont les actrices sont nettement plus petites que leurs collègues masculins (ou alors je ne l’ai pas remarqué…), ce qui nous change des séries antérieures.
Le biobabble est toujours du n’importe quoi, et l’astrobabble aussi.
L’infirmerie est plus spacieuse que celle de TOS (plus moderne aussi, mais ça je l’ai déjà évoqué plus haut). Par contre, comme dans TOS, ils font des injections à travers les vêtements des patients. Le toubib fait même une prise de sang à travers un vêtement ! ! ! C’est doublement débile, car en plus il ne peut pas voir la veine qu’il veut prélever.
Ils ont beau avoir une cheffe de la sécurité, ils ne sont pas tellement meilleurs sur ce plan que dans les séries précédentes (bon OK, y a ptêt moins de morts de redshirts que dans TOS). En particulier, ils ne sont toujours pas foutu de porter des casques quand ça serait une précaution de base. (même les soldats sur un champ de bataille n’ont pas de casque ! ! !)
Les quartiers privés des officiers sont immenses. Immenses. IMMENSES. On ne croirait pas que la place est comptée à bord d’un vaisseau spatial. Même les enseignes ont des cabines immenses (quel contraste avec les couchettes exiguës des enseignes de Lower Decks). Les navettes aussi sont très spacieuses, surtout quand on les compare à celles de TOS (mais même par rapport aux autres séries).
Dans l’ensemble, SNW est une série plutôt plaisante, même si on y retrouve la plupart des défauts de Star Trek (phénomènes physiques magiques, ET surpuissants (pas souvent heureusement), ce genre de trucs). J’ai deux regrets à son sujet : – d’abord, le choix de mettre en scène l’Enterprise sous Pike, même si c’est sympa de retrouver certains des personnages qu’on connaissait déjà dans une version ultérieure (mais diffusée antérieurement ; vous me suivez ?), d’une part leurs nouveaux acteurs ne collent pas visuellement aux anciens et ça me gêne (exception faite de Numéro Un et de Christine Chapel), et d’autre part c’est une époque à la technologie moins moderne que dans TNG et autres séries contemporaines (sans même évoquer Picard), ce qui est un peu dommage s’agissant de SF (en plus, j’aime mieux l’aspect des uniformes et des écrans (okudogrammes) de TNG et compagnie) ; – ensuite, les seasons sont trop courtes : dix épisodes chacune quand les séries antérieures (sauf Picard) tournaient autour de vingt-six, y a pas le temps de se passer grand-chose dedans finalement. Mais ces regrets mis à part, j’attends la suite de pied ferme (en espérant qu’ils auront la bonne idée d’enfin reprendre le personnage de Colt).
EDIT : fermeture des commentaires pour cause de spam.
What RPG based on an IP did you enjoy most? Give details.
En français :
Quel JdR adapté d’une œuvre as tu le plus apprécié ? Donne des détails.
Alors on va évacuer tout de suite le cas de Firefly, dont le JdR ne m’a pas convaincu du tout. S’il faut répondre par un JdR, je dirai probablement Star Trek Adventures (mais dans le fond, des JdR adaptés d’œuvres, je n’en ai pas pratiqué des masses, donc la concurrence n’était pas bien rude). Si on inclut les adaptations qui ne sont pas des JdR, mais par exemple des suppléments, ça sera GURPS War Against the Chtorr, l’adaptation du cycle éponyme de David Gerrold. Je n’avais jamais lu les bouquins, je ne savais même rien d’eux, je n’en ai découvert l’existence qu’à cette occasion, mais ça m’a tellement plu que je me les suis procurés (avec difficultés) dès que j’ai pu.
Continuons le rattrapage des albums restés sous le niveau de mon radar avec trois disques supplémentaires :
– Fegefeuer, de Feuerschwanz, un groupe allemand dont je croyais vous avoir déjà parlé à l’occasion d’un de ses précédents albums, mais je confondais avec dArtagnan (y avait Feuer dans le titre de l’album et ils font un peu dans le même genre, ça doit avoir joué):
C’est du folk metal et c’est ma foi fort plaisant. Extraits :
– Earthlings, le premier album de Coven Japan, groupe japonais de metal à voix féminine :
À part son nom et la pochette (et bien sûr le chant partiellement en japonais), le groupe ne fait pas spécialement japonais : c’est du heavy metal classique mais efficace. La voix m’évoque même celle de la hurleuse d’un autre groupe (a priori allemand ou peut-être américain, mais je n’arrive pas à mettre le doigt sur le groupe dont il s’agit). Extrait :
– Chaos to the Realm, le premier album de Owlbear, groupe américain de metal à voix féminine :
Ceux-là, ils ont manifestement joué à AD&D (ou ptêt plutôt à une des versions ultérieures, vu qu’ils doivent être jeunes). Ça se voit à leur nom (qui est la raison pour laquelle j’ai tendu l’oreille dans leur direction), à la jaquette et aux paroles… Extrait :
Série télé de space opera en trois seasons et trente épisodes, avec pour personnage principal Jean-Luc Picard et reprenant des personnages de La nouvelle génération (entre autres)
Comme d’hab’, pas trouvé le visuel « à plat »
Picard, devenu amiral, a pris sa retraite suite à un désaccord avec la politique de Starfleet : alors que la Fédération était en train de s’organiser pour aider à l’évacuation de Romulus avant la transformation de son soleil en supernova, une attaque dévastatrice menée sur les chantiers navals d’Utopia Planitia (sur Mars, comme leur nom l’indique) par des synthétiques (des formes de vie artificielles donc, comme Data dans TNG) renégats (attaque qui servait de toile de fond au dixième et dernier épisode de la série Short Treks) avait conduit à l’abandon des opérations de sauvetage puisqu’il n’était plus possible de rassembler l’armada nécessaire. Évidemment, il a salement vieilli, puisqu’il s’est écoulé vingt-six ans entre la fin de TNG et le début de la présente série (que nous abrégerons désormais en PIC pour limiter les risques de confusion avec le personnage). Première constatation : finies les seasons de 26 épisodes, celles de PIC ne comptent que dix épisodes chacune. Deuxième constatation : finis les épisodes indépendants : ceux de chaque season constituent un tout, chacun faisant immédiatement suite au précédent. Il n’est pas possible de les regarder indépendamment les uns des autres, et à la fin d’un épisode, l’histoire n’est tellement pas finie qu’on attend la suite de pied ferme. L’histoire commence en 2399, donc vingt ans après les évènements de Star Trek X : Nemesis et quatorze ans après l’attaque sur Mars. Picard s’est retiré dans son domaine, où il est entouré d’un couple de serviteurs romuliens. Contacté par une mystérieuse jeune femme, il pense avoir découvert que la branche ultra-secrète des services secrets romuliens fomente des actions sur Terre et rempile pour tenter de les contrer (ce qui va plus tard le conduire à découvrir une autre menace plus terrible encore), mais ses affirmations ne rencontrent que scepticisme (pour rester poli) auprès de l’état-major de Starfleet (lui-même noyauté par les Romuliens), et on lui refuse le commandement d’un vaisseau. Il doit donc se démerder tout seul pour rassembler un vaisseau et un petit équipage, en faisant appel à ses anciens compagnons d’armes, certains qu’on connaissait déjà de TNG, d’autres qui sont nouveaux. Enfin, y a surtout des petits nouveaux : dans les premiers épisodes, on ne retrouve que Picard lui-même, et Data dans quelques scènes oniriques (forcément, puisqu’il est mort dans Nemesis). Il faut attendre l’épisode 4 pour retrouver une autre vieille connaissance, et elle ne vient pas de TNG mais de Voyager : Seven of Nine (qui est désormais habillée normalement et a des talons beaucoup moins hauts ; et qui a désormais un comportement complètement humain (« normal »), même si elle a encore ses implants borgs). Malheureusement, le mélange anciens persos / nouveaux persos ne fonctionne pas, en tout cas pour quelqu’un comme moi qui connais déjà les anciens persos : seuls les anciens m’intéressent, les nouveaux sont juste là pasqu’il faut du monde, et à la limite j’aime mieux quand ils ne sont pas là. Je suppose que pour ceux qui prennent Star Trek en route avec PIC, le ressenti doit être très différent ; mais pour moi ça a été très fort (le « pire » c’est sans doute la deuxième season, où je ne m’intéressais pratiquement qu’à ce qui arrivait à Picard et à Seven). Enfin bref. Cette première season ne m’a pas convaincu. Oh c’est sûr, on ne s’ennuie pas, on est contents de retrouver Picard (et ptêt surtout d’autres vieilles connaissances, d’ailleurs), mais je ne sais pas, j’ai pas vraiment accroché. Je reste sur ma faim. Disons que c’est comparable à un des films de Star Trek passables qui s’étirerait sur dix épisodes de série.
Dans la deuxième season, on retrouve les personnages récurrents accompagnant Picard dans la première, qui pour plusieurs d’entre-eux ont (comme Picard qui a rempilé) rejoint les rangs de Starfleet (mais l’une du groupe disparait de la série ensuite, sans qu’on nous dise ce qu’elle devient). Dans le premier épisode apparait un personnage mineur de TNG, Guinan, qui réapparaitra plus loin dans la season mais cette fois en version plus jeune et donc incarnée par une autre actrice, Ito Aghayere, qui est pas mal dans le rôle (et bien entendu, on retrouve aussi Seven of Nine). On a droit aussi à des Borgs, qui semblent encore plus invincibles qu’autrefois. Et à la fin de cet épisode revient le péniblissime Q. Bref, cette season commençait bien mal. Donc il y a eu (grâce à Q) une modification de l’Histoire qui a altéré la trame temporelle, la bienveillante Fédération n’a jamais été fondée mais il y a à sa place une « confédération » totalitaire et raciste, et pour réparer ça, Picard et ses amis (dont Seven of Nine, et les trois quatre autres rescapés de la précédente season et du premier épisode de celle-ci) partent dans le passé (enfin, dans leur passé, puisqu’ils se rendent en 2024 alors que la season est sortie en 2022) avec l’aide de la reine borg, pour essayer de rectifier tout ça (mais peut on vraiment faire confiance à une reine borg, même bien diminuée, qui compte bien profiter de quatre siècles d’avance technologique pour assimiler la Terre ?). Alors bon, les histoires où les personnages de Star Trek se retrouvent dans notre présent (ou à peu près), des fois ça peut être pas trop mal (comme dans Voyager), mais c’est quand même pas trop mon truc. Ici, c’est à peu près potable, peut-être pasqu’une partie de l’histoire repose sur l’opposition entre les gentils et la reine borg, donc sur un conflit qui se joue avec des moyens technologiques futuristes (pour 2024) et pour lequel notre époque n’est qu’un vague décor. Notez au passage que c’est le 2024 de Star Trek, pas le nôtre : la conquête spatiale en particulier est plus avancée que chez nous. En dehors de ce qui se passe en 2024, il y a pas mal de flashbacks sur l’enfance de Picard et sur ses parents (sa mère en particulier) : ça contribue à donner de la profondeur au personnage. Enfin bref : comme pour la première season, ça m’a laissé l’impression d’un film étiré sur cinq fois sa durée normale. Mais comme en plus, il y a Q, ben je ne peux pas dire que ça m’ait enthousiasmé, même si on le voit finalement très peu. Du reste, comme je le disais plus haut, seuls deux personnages m’intéressaient vraiment dans cette season : Picard et Seven (pour être exact, y avait aussi Guinan). À la fin, il y a un grand n’importe quoi, avec un phénomène physique magique terrrrriblement destructeur mais qu’ils parviennent à contenir avec des moyens technologiques somme toute relativement limités. Bref, c’est du Star Trek avec tous ses défauts.
Mais passons : ce qui m’intéressait dans PIC, c’était de retrouver les personnages de TNG, l’équipage de l’Enterprise (enfin, pas tous les personnages : je n’avais strictement aucune envie de revoir la mère Crusher, le personnage récurrent le plus affligeant de TNG (et peut-être de tout Star Trek)). De quelques trucs lus ou entrevus en travers sur internet, je m’étais figuré que ce serait le cas pour toute la série, mais en dehors des quelques occurrences précédemment mentionnées, ça n’arrive en réalité que dans la troisième et dernière season. Et malheureusement, on commence par voir la pénible mère Crusher, qui a coupé les ponts avec ses collègues de TNG depuis plus de vingt ans, et pas forcément très proprement, mais il suffit qu’elle envoie un appel à l’aide à Picard pour que celui-ci abandonne tout pour accourir de toute urgence, embarquant au passage avec lui Riker (personnage nettement plus intéressant que Crusher et qui a pour sa part plutôt bien vieilli). Je sais pas vous, mais moi si un vieux copain qui a coupé les ponts avec moi depuis plus de vingt ans de sa propre initiative et pas exactement en bons termes m’appelait brusquement à l’aide, ça m’étonnerait que j’arrive en courant et en prenant de grands risques. Enfin bref. Ah oui, puis faut encore que je vous dise que Crusher a eu un fils avec Picard, mais que Picard n’est pas au courant du tout (ouais, peut-être que je divulgâche, mais franchement on s’en doutait dès le départ que c’était lui le père, alors c’est pas bien grave). Déjà que je la prenais pour une connasse, ça n’a rien arrangé : comment voulez vous que le gosse (qui a donc désormais vingt-trois ou vingt-quatre ans ; sachant que Picard en a désormais nonante et des poussières, ça veut dire qu’il a été père aux alentours de septante ans (Memory Alpha leur donne même environ septante-six ans d’écart ; et environ cinquante-sept ans d’écart entre la mère et le fils selon la même source, la procréation assistée fait des miracles), c’est un peu tard (mais bon, manifestement c’était plus ou moins un accident, au moins pour lui)) soit bien dans sa tête après avoir été élevé dans de telles conditions ? Dans cette dernière season, il ne reste presque plus des personnages principaux des deux précédentes : il n’y en a plus que deux, dont Seven of Nine (encore heureux, c’était la plus intéressante). Par contre, dans le premier épisode on voit apparaître l’une des filles de Geordi La Forge, Sidney. Autant les deux premières seasons de la série étaient assez prenantes, à défaut d’être vraiment bonnes, autant le premier épisode de celle-ci m’a ennuyé. Le problème, c’est que l’ennui a persisté dans le deuxième épisode (bien qu’on y retrouve très brièvement Worf, qui sera plus présent dans les épisodes suivants) ; alors que les deux premières seasons, si elles n’étaient pas extraordinaires, voire pas vraiment à mon goût pour la deuxième, avaient au moins su m’accrocher du départ. J’ai cru fugitivement commencer à trouver un peu d’intérêt à la season vers la fin du troisième épisode, mais ça n’a pas duré. À part quelques passages je me suis vraiment fait chier. Dans le fond, les personnages intéressants de l’histoire sont Riker et surtout Seven of Nine (et dans une moindre mesure Worf, pasqu’il a changé, il est devenu zen, donc ça donne envie de voir ce que ça donne désormais). Picard mérite des baffes (ou une place en maison de retraite), la mère Crusher un pied au cul. Dans l’épisode 5, on a le plaisir de retrouver un autre personnage secondaire récurrent de TNG, Ro Laren. Malheureusement, on ne la verra que dans ce seul et unique épisode : c’est franchement un personnage encore une fois gaspillé. Dans l’épisode 6, on retrouve Geordi La Forge (et on découvre son autre fille, Alandra, dont l’actrice se trouve être Mica Burton, la propre fille de LeVar Burton, l’acteur qui joue Geordi), ainsi que Data (en quelque sorte puisqu’il avait été détruit dans Nemesis, et avec une explication pour justifier le fait qu’il paraisse plus vieux que dans TNG), et même Deanna Troi. Ça ne parvient toujours pas à susciter mon intérêt, mais métnan que tout le monde ou presque est là, les choses vont peut-être changer… Dans l’épisode 7, les choses s’accélèrent, donc ça devient effectivement un peu prenant, faute de susciter réellement mon intérêt. Et ça continue ensuite dans l’épisode 8 ; j’arrive à me prendre au jeu, mais toujours sans m’enthousiasmer (et c’est un euphémisme). Contrairement à ce à quoi je m’attendais, le soufflé naissant s’effondre sur lui-même dans l’épisode 9 et continue à s’affaisser dans l’affligeant épisode 10 (La dernière génération, en V.O. The Last Generation, le titre étant le meilleur aspect dudit épisode qui tourne pour le reste au n’importe quoi ne tenant franchement pas debout, et en plus, dure une heure). Qu’est ce qui se passe dans cette season ? Eh bien, figurez vous que Picard et ses copains vont découvrir un complot ourdi par des Korrigans (les métamorphes de Deep Space Nine) contre la Fédération, qui les avait vaincus dans DS9. Ils ont infiltré Starfleet jusqu’aux plus hauts niveaux, et ils s’acharnent à tenter de mettre la main sur le fils de Picard et Crusher, pour une raison mystérieuse mais qui semble liée aux (super-)pouvoirs particuliers dont il semble doté. Je n’aime pas les métamorphes, je déteste la mère Crusher, je n’ai aucune sympathie pour l’actrice qui l’incarne, les personnages avec des super-pouvoirs ne m’intéressent pas, vous avouerez que ça partait mal. Manquerait plus que des Borgs à l’ancienne, et Q en cerise sur le gâteau, et malgré la brève apparition de Ro Laren ça ferait presque une compile de ce que je n’aime pas dans Star Trek. Eh bien, vous allez rire (ou pleurer, c’est selon), mais c’est exactement ce qui va se passer dans les deux derniers épisodes (pour Q, c’est dans une scène presque à la fin du générique de fin). Allez, il manque quand même les phénomènes physiques « magiques » pour que la compile soit vraiment complète… Bref, vous l’aurez compris, malgré le retour de nos vieux amis de TNG (qui ne fera plaisir qu’à ceux qui connaissent déjà TNG, donc apprécieront de les revoir, mère Crusher exceptée), cette season est la plus mauvaise de tout PIC. Même Picard lui-même n’y est pas intéressant, c’est dire (et je ne vous parle pas de la faiblesse de son « développement psychologique » : il vient tout juste de se remettre en couple, mais passé le premier épisode, sa copine dégage et on ne la reverra JAMAIS de toute la série. Jamais il ne parlera d’elle (ou alors c’est une mention fugitive qui m’aura échappé, mais ça m’étonnerait), jamais il ne lui écrira, jamais il ne cherchera à la contacter, à prendre de ses nouvelles ou à lui en donner, et même à la fin, quand tout est réglé et la Fédération sauvée, il reste à jouer au poker toute la nuit avec ses vieux potes de TNG au lieu de la retrouver (je sais pas moi, il pourrait la leur présenter, et inversement)). Le personnage le plus intéressant (presque le personnage principal) est Seven of Nine, et ils auraient mieux fait d’appeler la série Seven et de centrer les intrigues sur elle. Mais malgré elle, C’EST PAS BON.
En dehors de ça :
La technologie de la Fédération (et celle des Romuliens) est beaucoup plus moderne que celle qu’on voit à l’époque TNG / DS9 / VGR / Lower Decks (moderne à un point tel que Picard est incapable de piloter un vaisseau spatial (mais il apprend vite, un peu trop même pour que ce soit vraiment crédible)). Ils ont enfin eu l’idée de coller des harnais sur les sièges des vaisseaux spatiaux, ce qui évite aux personnages qui se sont brêlés de se retrouver projetés lorsque l’appareil est secoué (le caricatural classique de Star Trek). Cependant, ça ne semble pas concerner les vaisseaux de Starfleet… Ils ont aussi fini par inventer des « inhibiteurs de téléportation », ce qui évite que n’importe qui puisse piquer n’importe quoi en passant à proximité sans que les personnes ainsi pillées (ou enlevées) n’aient de moyens de défense. Par contre, il n’y a toujours pas la queue d’un brancard pour transporter les blessés, et ils ne font même pas de téléportation vers l’infirmerie à l’intérieur d’un vaisseau. Et bien entendu, le baratin médical reste principalement du n’importe quoi.
Comme dans Enterprise, les explosions projettent les corps sans les déchiqueter, ni les endommager le moins du monde : même un croulant comme Picard se relève presque sans égratignure, et ce, dès le tout premier épisode. En plus de ça, dans les bastons ça défouraille à tout va. On se croit vraiment de plus en plus dans des films d’action à grand spectacle (en particulier avec Elnor, le personnage de combattant romulien de la première season et d’une partie de la deuxième, qui se bat avec l’équivalent romulien d’un katana). Il est bien loin, le Star Trek humaniste et pacifique de Roddenberry… Il y a aussi une fâcheuse tendance de la série à mettre en scène des combats chorégraphiés avec des armes blanches, alors que des flingues (qu’ils ont) seraient au moins aussi efficaces et leur feraient prendre beaucoup moins de risques. Y en a pas énormément, de ces combats, mais à chaque fois ça me choque.
On voit des gens (des personnages principaux, même) qui fument (en dehors de tout prétexte « historique », sur un holodeck ou par voyage temporel) ; y compris sur la passerelle d’un vaisseau de Starfleet : c’est franchement incongru dans Star Trek, c’est franchement incongru à notre époque, et ça m’a carrément choqué.
Un truc relativement remarquable, c’est que dans les deux premières seasons, il y a autant, voire plus, de femmes que d’hommes dans les rôles principaux. Ça nous change des séries précédentes, et tout particulièrement d’Enterprise.
Les deux premières seasons se laissent regarder (pas la troisième), mais ça reste très mineur dans l’ensemble de l’œuvre Star Trek, et ça n’y apporte pas grand-chose (oh bien sûr, on découvre deux trois détails nouveaux (sur les Romuliens notamment), c’est toujours intéressant de voir l’univers s’enrichir ; mais dans l’ensemble, ces apports restent bien légers). Globalement, cette série est une grosse déception. (déception qui pourrait être un tout petit peu atténuée si jamais il devait y avoir une nouvelle série centrée sur Seven of Nine aux commandes de l’Enterprise, car je me dirais à ce moment là que PIC aura au moins servi à amener ça ; et si en plus ils nous récupéraient Ro Laren, ça serait encore mieux ; mais faut pas trop rêver non plus, les deux actrices sont si ma mémoire est bonne nées respectivement en 1968 et 1965, et approchent donc doucement de la soixantaine, ce qui n’est plus guère compatible avec des rôles d’héroïne d’action (vous me direz, dans TNG Picard faisait déjà vieux, et pourtant Patrick Stewart n’avait que quarante-sept à cinquante-quatre ans à l’époque…))